Église verte

Ce mois de mai, Église verte a proposé, en partenariat avec l’Institut catholique de Paris (ICP), un cycle de quatre conférences de formation consacrées aux liens entre lectures bibliques, foi chrétienne et écologie. Plus de cent participants se sont retrouvés chaque semaine pour approfondir des fondements bibliques, théologiques, pastoraux ou encore éthiques de l’engagement écologique des chrétiens.

Cette série de rendez-vous a permis de croiser les regards de plusieurs enseignants-chercheurs de la Faculté de théologie de l’ICP autour d’une même conviction : la crise écologique invite les croyants à renouveler leurs approches de la Création et de leur responsabilité dans le monde.

« Dieu, la terre et les humains » Lecture de Gen 1-9

La première conférence, animée par Béatrice Oiry , professeure d’exégèse biblique, proposait une lecture des premiers chapitres de la Genèse en partant notamment de la place de la terre elle-même dans les récits des origines.

« Prêter attention à la place donnée à la terre dans le cycle des récits d’origine conduit à lui découvrir une place inattendue à nos yeux de modernes souvent citadins qui avons oublié ce que nous lui devons. Nous lirons donc ces récits en étant attentif à la triangulation qui s’établit entre Dieu, la terre et les humains. »

Jésus-Christ, sauveur du monde : rendre compte d’un salut pour la création tout entière

La deuxième rencontre, conduite par Marie-Caroline de Marliave , enseignante-chercheuse en théologie dogmatique
et fondamentale, portait sur la figure du Christ comme « sauveur du monde » dans sa globalité où l’approche du
salut doit se penser pour l’ensemble de la création.

« La confession de foi dans le Christ « sauveur du monde » est parfois comprise comme signifiant qu’il est le « sauveur des hommes », sans tenir compte du reste du monde. Pourtant, il faut entendre l’unité du projet de Dieu, qui crée et sauve le monde afin de rendre compte de la dimension cosmique du salut. Nous le ferons en partant de la manière avec laquelle Jésus se rapporte concrètement au monde, comment en son humanité il est lié au monde et le sauve par sa résurrection. »

Responsabilités écologiques et catéchétiques

Avec Isabelle Morel, professeure de théologie et directrice de l’Institut Supérieur de Pastorale Catéchétique, les participants ont exploré les liens entre transmission de la foi et conscience écologique dans une approche historique puis en nous proposant de travailler sur les « représentations mentales ».

« Il existe un lien étroit entre, d’une part, notre manière de parler de la foi chrétienne et de la Création et, d’autre part, notre responsabilité écologique. Nous analyserons cela en prenant appui sur les images et représentations mentales que les documents catéchétiques ont véhiculé à travers le temps jusqu’à aujourd’hui. »

La vertu des gestes simples pour une conversion écologique

Enfin, Dominique Greiner , économiste et théologien moraliste, a abordé la question de la conversion écologique à travers les gestes du quotidien et en livrant un témoignage personnel vibrant sur le lien entre foi chrétienne et sauvegarde de la création.

« Éteindre une lumière, fermer un robinet, renoncer à une dépense… On peut facilement railler ces petits gestes du quotidien, en apparence dérisoires devant l’ampleur des défis écologiques. Or comme l’exprime François dans Laudato si’, « une écologie intégrale est aussi faite de simples gestes quotidiens par lesquels nous rompons la logique de la violence, de l’exploitation, de l’égoïsme » (n° 230). C’est à travers la répétition de ces gestes que nous apprenons à vivre « notre vocation de protecteurs de l’œuvre de Dieu » (n° 217) et contribuons à la diffusion d’une « culture de protection » dans toute la société. »

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Retour sur la journée de formation « Écologie & Vie consacrée »

Notre cycle oecuménique d’éco-théologie

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